Comprendre la technologie BlockChain en quelques mots. 

La technologie BlockChain* a pour ambition de se substituer au Tiers de Confiance. Rien de moins !

Cependant la technologie Block Chain est au début de son développement et manque de maturité. Il faut l’imaginer comme internet au début des années 90. Chacun comprend que cela aura des impacts importants à l’avenir dont il est difficile d’imaginer lesquels précisément 

La BlockChain constitue 

  • un référentiel distribué d’enregistrements (transactions, actifs),
  • Auditable, 
  • ordonné chronologiquement. 

La BlockChain est une technologie

  • Décentralisée
  • Désintermediée
  • Sécurisée

La BlockChain protège contre 

  • les défaillances,
  • les modifications 
  • les malveillances (falsification).

La BlockChain repose sur un ensemble d’ingrédients 

  • Protocole Internet (comme mailto ou https) 
  • P2P Network qui permet une collaboration entre applications qui gèrent ce protocole. Il y a besoin de moins de serveurs.
  • Mathématique et cryptographie asymétrique via des empreintes appelé Hash
  • OpenSource ce qui permet de vérifier le code
  • Script qui offre un langage transactionnel permettant de programmer la BlockChain 
  • Gouvernance qui établit les règles
  • Développement simplifié pour les utilisateurs finaux via des API

On distingue les Block Chain publique et privée.

  • Une BlockChain publique est hébergée sur des serveurs accessibles à tous. Les plus connues sont Bitcoin et TerraExchange
  • Une BlockChain privée est hébergée sur des serveurs privés qui ne sont pas accessibles à tous. Les BlockChain privées sont envisagées pour stocker des données de transactions privées par exemple des contrats (SmartContract).

Voilà, j’espère que vous y voyez plus clair sur la BlockChaine et son immense potentiel. Si cette technologie vous intéresse, je ne peux que vous recommander de suivre le blog BlockChain France.

 * BlockChain ou Chaîne de Blocs en français.

Comment Free Mobile peut-il capter ses clients ?

Un peu plus de 3 ans après son lancement, le marché s’est restructuré autour de 4 acteurs : Orange, SFR-Numéricable-Virgin Mobile, Bouygues Telecom et Free. Nul doute que Free Mobile va se réinventer pour capter ses clients sur le long terme. Mais de quelle façon ?

Marché sans engagement

La stratégie de Free Mobile court sans doute sur plusieurs années. D’un point de vue tactique, la première étape qui selon moi consistait à casser le modèle économique autour de la vente de mobile subventionnée est à présent achevée.

Selon l’ARCEP, la part de « sans engagement » représente dorénavant 60% du marché. Orange propose une offre directement concurrente de Free au travers de sa marque Sosh tandis que les deux autres opérateurs s’appuient désormais sur trois produits sans engagement : Red de SFR, Virgin Mobile et B&You de Bouygues Télécom. Dans ce contexte réorganisé et comme trublion de l’internet français, Free se doit de donner un nouveau coup de pied dans la fourmilière pour reprendre la main sur ses concurrents.

Free Mobile a les moyens d’une baisse de prix dans le mobile. D’abord, grâce à sa maison mère Iliad qui finance les investissements nécessaires via sa filiale Free et son offre d’internet fixe. Ensuite avec son réseau propre qui couvre désormais 75% de la population en 3G, Free reverse moins d’argent à Orange et les coûts d’exploitation sont réduits d’autant. Enfin, avec la baisse du prix des smartphones, ses premiers clients qui se sont rués sur son offre à 2 euros avec de « vieux mobile » 2G basculent probablement au fur et à mesure son offre à 20€ et améliore la rentabilité du modèle. Free ne cherchant pas à gagner plus d’argent que nécessaire pourrait redistribuer une bonne partie de ses gains à ses clients. Free doit-il cependant baisser ses prix ?

Changer le prix arbitrairement de ses forfaits.

Free Mobile pourrait annoncer une baisse de 5€ sur son forfait passant ainsi de 20€ à 15€ pour les non-abonnés et 11€ pour les abonnés à Free. Spectaculaire une telle baisse de prix serait assez court-termiste et serait perçue par les analystes comme un manque d’innovation.

Autrement, Free Mobile pourrait passer son fair use à 20Go y compris pour les personnes en 3Go (Actuellement, seuls les abonnés avec un smartphone 4G bénéficient de ce fair-use). Cela n’est pas improbable mais disons que venant du trublion de l’internet et au regard des offres concurrentes qui gonflent à coup de promo « à-vie » leur forfait, cela serait un peu faiblard.

Free Mobile pourrait également ajouter de la data dans son forfait à 2€ (0€ pour les abonnés à Free). Avec un forfait à 2€ comprenant 2Go de data, Free Mobile pourrait rafler une partie du marché des petits consommateurs Internet (en gros les Juniors (13ans et moins) et les Seniors).

Ce type de baisse aurait de quoi secouer le marché à court terme mais avec le risque de réduire considérablement les marges de manoeuvre de Free Mobile à moyen terme. D’autant que l’opérateur pourrait avoir besoin de cash pour répondre à l’appel d’offre des fréquences TNT.

Réengager le client autour de services.

Tactiquement, après avoir réinventer le marché autour du « sans engagement », il est temps pour Free de rendre ses clients captifs. Le consommateur enfin libéré du mobile subventionné, il est temps de le rendre à nouveau captif autour des services. Avec son écosystème autour de l’iPhone et d’iCloud, Apple est un parfait exemple . Une fois sa musique, ses photos, son carnet d’adresse, sa boite mail regroupés au sein d’iCloud, il est bien plus facile pour l’utilisateur de rester dans le même écosystème que d’en changer. Le client ainsi captif renouvelle son iPhone par… un iPhone. Free dont le fondateur Xavier Niel estime Apple pour la qualité de ses produits (mais pas pour ses prix) pourrait s’en inspirer.

D’une certaine manière, Free Mobile rend déjà captif ses clients en accordant une remise de 20% sur le mobile à ses clients fixes. Free Mobile pourrait aller plus loin et construire son propre écosystème en s’appuyant sur sa Box, son Cloud et son Smartphone.

Free a le savoir faire pour au moins deux de ses produits. Pionnier et inventeur de la box, Free est le seul acteur aujourd’hui à produire intégralement sa Freebox. Avec Online.net, Free dispose également de la compétence et des infrastructures pour construire une offre de Cloud grand public. Reste le smartphone dont une rumeur évoque l’idée que Free puisse fabriquer son propre smartphone.

En rendant captif ses clients grâce à son propre écosystème, Free pourra faire perdurer son modèle économique low cost car un client captif permet d’appréhender ses investissements sur du long terme.

 

Hausse de prix pour BouyguesTel, ce n’est qu’un début !

Je me suis trompé ! En Mai j’évoquais une remontée des prix des opérateurs dans les 12 à 18 mois. En fait, il n’aura fallu que 6 mois pour que cette hausse soit effective. Les opérateurs ont besoin de reconstituer des marges et BouyguesTel est le premier a s’y coller.

Côté rentré d’argent, avec une gamme plus simple et plus chère, la nouvelle grille tarifaire se recentre sur 14 offres allant de 4€ à 90€. Soit 10% à 25% plus cher que son offre précédente même si l’opérateur étoffe un peu ses forfaits en data et propose les appels illimités sur plus de la moitié de son offre.
Côté économie, BouyguesTel en a profité pour tuer sa marque low-cost B-and-you (cf mon article les marques low-cost ont elle un sens ?) et donc réduire l’ensemble de ses coûts marketing inhérents. Un seul site à gérer, un seul plan média, etc.

De façon générale, même si Iliad a surpris hier en annonçant un niveau de recrutement encore très élevé, le pari de BouyguesTel est que les parts de gâteaux sont redistribuées et que le marché s’est stabilisé. Il s’agit donc maintenant pour les opérateurs de reconstruire ses marges et sa rentabilité.
Orange et sa marque Sosh, le nouveau groupe SFR/Numericable vont ils adopter la même stratégie, laissant à Free le privilège du low-cost ? Font-ils le pari de la non qualité in fine du quatrième entrant ?

Les marques low-cost des opérateurs télécom ont-elles encore un sens ?

A l’origine, Sosh (Octobre 2011), B-and-You  (Juillet 2011) et Red de SFR (Octobre 2011) ont été créée pour contrer l’arrivée de Free en Janvier 2012. Chacune d’entre elles proposait un forfait avec  un positionnement de prix autour de 30€ car tout le monde pensait que Free proposerait comme sur l’adsl un forfait à 30€. Xavier Niel et ses équipes en ont décidé autrement. Ils ont d’abord procédé à une hausse de prix de l’ADSL en janvier 2011 puis ont lancé leur forfait tout compris à 20€ (15€ pour les abonnées Free ADSL).

Presque 3 ans après ce coup de tonnerre, le marché a complètement revu son offre. En effet, les fair use ont explosé (passant de 500Mo à 5Go , voire plus), la « voix » illimitée est devenue réellement illimitée (incluant les fixes à l’international et de plus en plus souvent les mobiles) et le dernier bastion des marges opérateurs, le roaming data, est en passe d’être un mauvais souvenir pour les abonnés globe trotters.

Dans ce contexte, à mon sens la question de l’intérêt de garder des marques low cost doit se poser pour les opérateurs.

De fait, il n’y a plus beaucoup de différences entre l’offre de la marque low-cost et l’offre de la marque mère. Seules la notion d’engagement, associée à la subvention d’un mobile et la profondeur de gamme font la différence. Mais pour combien de temps ?

Le forfait Carré de SFR (3Go sans mobile) fait-il encore sens quand le forfait Red de SFR identique est facturé 10€ moins cher et sans engagement de 12 mois ? De même, Sosh enrichit son offre périodiquement au point qu’elle n’a plus à rougir de son équivalent Orange. Bouygues Télécom dans le cadre de sa réorganisation a d’ores et déjà annoncé qu’il travaillait à une refonte totale de son catalogue d’offres (voulant le réduire à une dizaine d’offres).

Les marques Low Cost des opérateurs ont sans doute permis de préserver l’image « haut de gamme » de la marque mère. Désormais, il me semble que maintenir deux marques ressemble davantage à maintenir deux centres de Coûts plutôt que de Profits.

Je ne serai pas surpris que les maisons mères reprennent la main et qu’à moyen terme les marques Low Cost des opérateurs disparaissent.

Les promos des opérateurs cachent-ils une hausse des prix ?

Ces dernières semaines, dans un contexte de rachat/fusion ( Numéricable rachètent SFR, Numéricable acquièrent Virgin Mobile, Bouygues Telecom à vendre), les opérateurs multiplient les offres promotionnelles. Que cela signifie-t-il ?

Coup sur coup, SFR lance ses Offres Guerrières en abaissant le prix de ses principaux forfaits sans engagement RED de 10€ et Orange ajoute la 4G à son forfait 3Go.

Après plusieurs mois d’ajustement du prix des forfaits à la baisse, il s’agit cette fois-ci de promotions limitées dans le temps. L’offre Guerrière de SFR RED est limitée à 12 mois et chez Sosh la 4G est incluse dans le forfait 3Go jusqu’à la fin de l’année. S’agissant de forfait sans engagement, les clients seront libres de changer de forfait dès que le prix remontera à moins que…

…à moins que les prix du marché remontent. Et je pense que si les opérateurs se lancent dans une guerre d’acquisition de clients, c’est parce qu’ils anticipent une hausse des prix dans les 12 à 18 mois, y compris sur le low-cost.

A suivre donc.

 

Pour diminuer le temps de passage en caisse, il faut éliminer le passage en caisse.

Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de participer au projet Ergosum. La volonté était de réduire le temps de passage en caisse grâce au NFC et de mettre en place la bonne cinématique du parcours en caisse. Nous étions une vingtaine d’acteurs autour de la table (Des distributeurs, des banques, des opérateurs).

Je me souviens (ça fait vieux con, non ?) qu’au premier échange, une question structurante sur l’avenir de nos échanges avait émergé. Nous étions en effet quelques uns (assez peu nombreux en fait) à penser que si nous voulions diminuer le temps de passage en caisse, il fallait simplement éliminer le passage en caisse du parcours d’achat. Nous n’avions pas réussi à convaincre et nous avons ensuite passé de nombreuses heures à se poser la question de savoir s’il fallait mettre le lecteur NFC avant ou après le tapis roulant…

4 années plus tard, le NFC n’a toujours pas émergé et les acteurs (comme paypal par exemple) semblent vouloir pousser les technologies Beacons (iBeacons chez Apple). Cette technologie qui s’appuie sur un standard du Bluetooth 4.0 qui permet à un émetteur de très petite taille de se signaler et d’envoyer un signal avec quelques informations comme un identifiant, une position au format latitude-longitude, le nom d’un magasin, etc.

Cette technologie permet d’envisager plusieurs cinématiques:

  • Drive to store : Votre smartphone vous accompagne jusqu’au point de vente, voire jusqu’au rayon. Ce schéma illustre très bien cette cinématique.
Parcours de géolocalisation via iBeacon
Parcours de géolocalisation via iBeacon

 

  • Coupon de réduction : En couplant une application comme PassBook et la technologie iBeacon, Apple offre une possibilité intéressante pour dématérialiser et donc personnaliser les coupons de réductions. On sait que naturellement, les utilisateurs ne sont pas prêts à modifier leur moyen de paiement sauf à ce changement leur apporte un avantage commercial.
  • Terminal de paiement : Votre smartphone se transforme en terminal de paiement. Quand on sait qu’une majorité d’achat est souvent mono-produit, cela ouvre de nouvelle perspective pour éviter le passage en caisse. Dès lors, le shopping, même un samedi après-midi mi-décembre peut devenir agréable.
Les usages iBeacons vue par Estimote

Les usages iBeacons vue par Estimote

Mobile Word Congress 2011

Demain s’ouvre le Mobile Word Congress 2011. Chaque année, il réunira tous les acteurs de la mobilité à l’exception d’Apple mais qui sera malgré tout sur toutes les lèvres avec son iPad 2 et ses ambitions identifiées avec Gemalto en matière de carte SIM intégré.

Bien entendu, Google et son Android 3.0 seront regardés de très près puisqu’au delà de l’annonce du CES, il s’agit maintenant de voir comment les constructeurs vont l’intégrer et dans quel produit.

L’accord stratégique entre Nokia et Microsoft (à mon humble avis prélude à une fusion) feront également l’objet de toutes les attentions. Personnellement, je pense que c’est la meilleure chose qui puissent arriver à l’un et à l’autre.

Bref, la semaine va être dense…

De la mobilité au nomadisme.

Apple a commencé son année 2010 en annonçant qu’elle était la plus grosse compagnie « mobile » au monde et la termine en explosant tous ses records de ventes sur ces mêmes équipements mobiles !
Cependant, la concurrence n’est pas plus en reste. Androïd et Windows Phone sont au rendez-vous avec une offre produit qui tient la route. Ces nouveaux produits ont déboulé sur le marché avec de véritable succès grignotant de la PdM à Apple mais surtout en accélérant le développement du gigantesque marché « mobile ».

2011 devrait voir ce mouvement s’amplifier avec toujours plus de smartphone et d’OS (Bada OS, Palm Web OS et autre Meego n’ont pas dit leur derniers mots).

De même, si 2010 a été l’année de l’iPad, là encore la concurrence n’est pas en reste avec des produits prometteurs comme la Samsung Galaxy Tab ou encore la très attendue Play Book de RIM.
Les tablettes se prête bien à une nouvelle forme de mobilité : le nomadisme.

Ce que j’appelle « nomadisme », est le fait de se connecter en divers lieu mais sans se déplacer : c’est à dire en s’asseyant à un bureau, au fond de son canapé, dans un train, dans un café, etc.

A l’inverse, la mobilité que nous connaissons est le fait de se connecter  entre les lieux : en marchant, dans le métro, en voiture, dans l’ascenseur, entre deux rendez-vous, etc.

De mon point de vue, le « nomadisme » couvre plutôt les usages nécessitant du temps (regarder une vidéo, des photos, lire un livre, parcourir un magazine, jouer, etc) ou d’être posé (analyse, planification, répondre à un mail important)

La mobilité couvre les usages qui occupent le temps « perdu » (lire ses newletters, Tweeter/Retweeter, jouer à un casual game, consulter son agenda, gérer sa todolist, lire une news, consulter son fil facebook, etc).

Et vous, faîtes vous une distinction d’usage ?